Colportage interdit

Synopsis

Le cinéaste Daniel Duqué frappe aux portes du tout public pour amener des films moins diffusés.
Mais que cherche-t-il vraiment à écumer villes et villages des années durant, dans cet acte de colportage apparemment anodin?

Ce film-essai interroge notre relation intime au cinéma, à la poésie et à l’information, à nous-mêmes.

Trailer

À venir…

Commentaires

Je passerai chez vous un jour. Pour vous proposer des films, les miens et d’autres aussi. Vingt années de colportage qui m’apportent une liberté et la complicité du spectateur. Les portes s’ouvrent, et avec elles, un échange et l’ouverture sur un autre regard.

Quand une personne m’ouvre sa porte et me considère, je crois parfois deviner l’enfant, prêt à s’étonner, qui ouvre et qui accueille. C’est comme si je frappais à une maison autre, un réservoir de souvenirs, d’idées et de rêves, toutes choses mises en péril par notre consommation de l’information, du spectaculaire.
À travers les interviews sur les seuils des portes, les déambulations entre rues, maisons et appartements, mais aussi à travers les jalons d’un poème de Yves Bonnefoy, le film nous guide vers un lieu secret, dans la presque conscience d’une menace.

Cet essai documentaire est comme un manifeste pour une certaine forme de poésie. Un questionnement sur notre relation au cinéma, à l’information et à l’image spectaculaire.

La guerre en Syrie a été présente durant toutes les années de filmage. Les informations sur cette guerre sont un exemple de désinformation dans les médias. C’est une guerre de plus, des victimes en grand nombre, toujours, et qui a des liens peu clairs avec l’occident, avec nous, notre for intérieur. Ces actualités traversent le film en fulgurances.